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	<title>Eloah &#8211; La magie du cœur</title>
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	<description>Soin Chamanique et énergétique, Retraite Chamanique</description>
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	<title>Eloah &#8211; La magie du cœur</title>
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		<title>Ressources, partie 1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[m_m1llard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 12:28:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Au fil de mon parcours de vie, différents livres sont venus à moi. Certains ont marqué de véritables tournants : ils m’ont offert des enseignements précieux, m’ont aidée à grandir, à prendre du recul et à appréhender la vie sous un nouvel angle.<br>Cette liste n’est pas exhaustive, mais ces ouvrages ont joué un rôle essentiel dans mon cheminement. Peut-être pourront-ils à leur tour vous inspirer et vous accompagner.</p>



<p></p>



<p>Section chamanisme</p>



<p><strong>La Voie du chamane</strong>, Michael Harner (auteur), Laurent Huguelit (préface), Zéno Bianu (traduction)</p>



<p><strong>Caverne et cosmos,</strong> Michael Harner (auteur), Laurent Huguelit (préface), Émilie Gourdet (traduction)</p>



<p><strong>Le Chamane &amp; le Psy, </strong>Laurent Huguelit (auteur), Olivier Chambon (auteur), Michael Harner (préface)</p>



<p><strong>Mère,</strong> Laurent Huguelit (auteur)</p>



<p><strong>Réveillez le chaman qui est en vous, </strong>Arnaud Riou (Auteur)</p>



<p><strong>Recouvrer son âme et guérir son moi fragmenté, </strong>Sandra Ingerman (Auteur), Michael Harner (Préface), Olivier Clerc (Traduction)</p>



<p><strong>Plantes &amp; chamanisme,</strong> KOUNEN (auteur), Vincent Ravalec (Illustration)</p>



<p><strong>Cacao sacré </strong>&#8211; Le chemin qui mène au cœur, Ilaria Rubei (Auteur)</p>



<p></p>



<p>Section développement personnel</p>



<p><strong>Les Quatre Accords toltèques: La voie de la liberté personnelle</strong>, Don Miguel Ruiz</p>



<p><strong>Le pouvoir du moment présent &#8211; Guide d&rsquo;éveil spirituel</strong>, Eckhart Tolle</p>



<p><strong>Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir (Auteur)</strong></p>



<p><strong>La Guérison du monde</strong>, Frédéric Lenoir (Auteur)</p>



<p><strong>Le pouvoir de l&rsquo;intention &#8211; Réalisez tous vos désirs en vous connectant à l&rsquo;intelligence universelle, </strong>Wayne W. Dyer (Auteur), Christian Hallé (Traduction)</p>



<p><strong>La Véritable Philosophie du Christ &#8211; Osez désirer tout, </strong>Denis Marquet (Auteur)</p>



<p><strong>Comment pratiquer le bouddhisme,</strong> Dalai-Lama (Auteur)</p>



<p><strong>L&rsquo;Art du bonheur : Sagesse et sérénité au quotidien, </strong>Dalai-Lama (Auteur)</p>



<p>Section communication</p>



<p><strong>Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs): Initiation à la Communication NonViolente, </strong>Marshall B. Rosenberg (Auteur)</p>



<p><strong>Manuel de Communication NonViolente: Guide pratique d&rsquo;exercices individuels et collectifs, </strong>Lucy Leu (Auteur)</p>



<p>Section bien être du corps</p>



<p><strong>Le livre de l&rsquo;Ayurveda &#8211; Le guide personnel du bien-être,</strong> J.H. Morrison (Auteur), Gérard Edde (Traduction)</p>



<p><strong>Encyclopédie Yoga. Hatha Yoga, toutes les âsanas pas à pas,</strong> André Van Lysebeth (Auteur), Lise Herzog (Illustrations)</p>



<p><strong>L&rsquo;art de la méditation,</strong> Matthieu Ricard</p>



<p></p>



<p>Section roman qui font grandir l’âme</p>



<p><strong>La prophétie des Andes, </strong>James Redfield (Auteur), Bernard Willerval (Traduction)</p>



<p><strong>Les Dieux Voyagent Toujours Incognito, </strong>Laurent Gounelle</p>



<p><strong>L&rsquo;homme qui voulait être heureux, </strong>Laurent Gounelle</p>



<p><strong>Le philosophe qui n&rsquo;était pas sage, </strong>Laurent Gounelle</p>



<p><strong>Kilomètre zéro : Le chemin du bonheur, </strong>Maud Ankaoua (Auteur)</p>



<p><strong>Respire ! , </strong>Maud Ankaoua (Auteur)</p>



<p><strong>Plus jamais sans moi, </strong>Maud Ankaoua (Auteur)</p>



<p><strong>L&rsquo;Âme du monde, </strong>Frédéric Lenoir (Auteur)</p>



<p><strong>L&rsquo;Alchimiste,</strong> Paulo Coelho</p>



<p><strong>Véronika décide de mourir, </strong>Paulo Coelho</p>



<p><strong>Onze minutes, </strong>Paulo Coelho</p>



<p><strong>Mange, Prie, Aime, </strong>Elizabeth Gilbert (Auteur)</p>



<p></p>



<p>Section Bd</p>



<p><strong><u>Le jour où&#8230; &#8211; Tome 1 &#8211; Le jour où le bus repartit sans elle, Béka (Auteur), </u></strong>voir tout la collection tome 1 à 8</p></div>
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		<title>Mon initiation chamanique, partie 1</title>
		<link>https://eloah-eveil.fr/mon-initiation-chamanique-partie-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[m_m1llard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 11:38:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attiré par la magie. Depuis mon plus jeune âge, une petite étincelle s’est nichée dans mon jardin secret, dans ce monde imaginaire où je m’amusais à invoquer l’eau, le vent, à me transformer, à créer des boules d’énergie. Pourtant, tout ce qui touchait aux esprits, aux [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attiré par la magie. Depuis mon plus jeune âge, une petite étincelle s’est nichée dans mon jardin secret, dans ce monde imaginaire où je m’amusais à invoquer l’eau, le vent, à me transformer, à créer des boules d’énergie. Pourtant, tout ce qui touchait aux esprits, aux énergies, au monde spirituel et à l’invisible demeurait pour moi un immense mystère.</p>



<p>Un jour, je me suis décidé à aider un chamane lors de cérémonies d’ayahuasca au Chili. Arrivé seul, je savais qu’il aurait besoin de soutien pour encadrer le groupe. Ce fut ainsi mon premier pas vers la découverte du chamanisme, des icaros (chants sacrés) et d’une approche indirecte de l’ayahuasca. Entre appréhension et curiosité, je me tenais aux côtés de mes sœurs et frères de cérémonie, prêt à offrir mon aide.</p>



<p>Deux jours plus tard, le chamane m’a invité à participer à une cérémonie. « Euh… Je ne sais pas, je ne me suis pas préparé… » me suis-je dit. Pourtant, confiant, j’ai accepté ce cadeau de la vie sans trop réfléchir. J’ai alors posé mon intention et fait confiance à la plante en lui murmurant : « Montre-moi, apprends-moi ce dont j’ai besoin. » Rien qu’en y repensant, j’ai senti ma gorge se serrer et mon corps frissonner. Comme on le dit dans le milieu, « C’est le jeu, ma pauvre Lucette ! » Alors, je me suis laissé plonger. Dans le silence général, seuls le crépitement du feu et mes battements de cœur accompagnaient le début de l’expérience.</p>



<p>Que devais-je m’attendre ? J’ai bâillé, encore une fois, lorsque le chamane a entamé son chant. Une douce chaleur s’est fait sentir dans mon ventre… Puis, je me suis laissé porter par le son envoûtant des icaros. Allongé, j’ai soudain aperçu une main qui m’était tendue. Je l’ai saisie et, à cet instant, j’ai senti que je sortais de mon corps. Me voilà alors enlacé dans les bras d’une présence bienveillante, et j’ai ressenti une force indescriptible : une lumière, un amour, une détermination, une confiance, l’infini, l’instant présent, le Tout. L’expérience fut si puissante, si réconfortante, que j’ai aussitôt demandé à cette entité de rester à mes côtés un peu plus longtemps. Sa réponse fut immédiate. Je me suis réveillé de ma transe, les larmes aux yeux, avec à peine le temps de comprendre ce qui venait de se passer. J’avais touché quelque chose de profondément authentique ; en un éclair, j’ai su que ce que je venais de vivre n’était pas simplement une sensation, mais bel et bien une rencontre avec l’essence même de mon être.</p>



<p>Au moment même de mon réveil, le chamane a proposé à certains de reprendre un second verre. Moi, je me suis dit aussitôt : « Oh là non, c’était déjà bien trop intense… Non, non, non ! » Pourtant, une voix intérieure me murmurait : « Do it, do it, do it. » Par audace – voire par culot – j’ai décidé d’écouter cette voix et de replonger.</p>



<p>Je me suis alors retrouvé à nouveau face à cet être du premier voyage. Ensemble, nous avons traversé un tunnel mystérieux. Dans son dos, j’ai aperçu des ailes blanches, et il m’a confié que, maintenant que nous étions réunis, tout devenait possible. Je lui ai demandé son nom… Un acouphène a retenti, et je me suis réveillé brusquement. Quelque chose en moi avait été irrémédiablement transformé.</p>



<p>Ce passage marqua le début de mon initiation. J’avais alors 31 ans. À partir de cet instant, j’ai compris qu’un monde invisible, jusque-là ignoré, existait bel et bien. Sur le moment, j’ignorais encore l’identité de l’entité rencontrée dans mes transes. Avec le temps, j’en suis venu à réaliser qu’il s’agissait de mon âme. Depuis cet instant, le vide que je ressentais en moi avait disparu, comme si, au fond de moi, je pouvais désormais percevoir quelque chose qui comblait ce manque.</p>



<p>C’est ainsi que mon travail avec les plantes sacrées a commencé. Une fois par an, pendant trois ans, j’ai accompagné ce chamane durant une semaine.<br>J’avais tant d’interrogations… Je voyais combien il était difficile pour mes frères et sœurs de recevoir la plante : les résistances, les hurlements, la tristesse, les vomissements… J’observais tout cela et me demandais pourquoi cela me semblait si facile. Pourquoi étais-je si différent, même dans ce contexte ? Je voyageais, je communiquais avec la plante, comme si je l’avais toujours su.</p>



<p>J’ai continué d’avancer, de grandir et de me reconnecter à cette partie profonde de moi, me laissant guider par la voix de mon cœur. Je me souviens en riant avoir dit à une amie : « Je ne vais pas finir chamane quand même ! » Par le biais de mes lectures, j’avais compris que si je n’étais pas appelé par les esprits, ou par un chamane, ce ne serait pas mon véritable chemin. J’avais un profond respect pour cela, c’était non négociable pour moi.</p>
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		<title>Le travail des Ombres</title>
		<link>https://eloah-eveil.fr/le-travail-des-ombres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[m_m1llard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jan 2025 14:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mon départ en Ardèche fut compliqué. Partir de la Haute-Savoie sans savoir vraiment pourquoi je partais fut comme un déracinement de l’endroit où je vivais, de mon cercle social. Encore un retour à la case départ… Fatigué de ce travail avec l’invisible, j’avais besoin d’un peu de douceur, bordel… Mais non, se fut tout le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Mon départ en Ardèche fut compliqué. Partir de la Haute-Savoie sans savoir vraiment pourquoi je partais fut comme un déracinement de l’endroit où je vivais, de mon cercle social. Encore un retour à la case départ… Fatigué de ce travail avec l’invisible, j’avais besoin d’un peu de douceur, bordel… Mais non, se fut tout le contraire.</p>



<p>Il est vraiment difficile pour moi de parler de cette période, car je l’intègre à peine en écrivant ces mots. J’ai plongé littéralement dans le noir le plus absolu. Je ne peux nier que j’avais trouvé un cocon fort sympathique : une chouette maison, une bonne coloc, un lieu de vie agréable. Mais le reste… Au quotidien, c’était brasser des énergies d’une densité si forte qu’elles me couchaient littéralement au lit, au point de ne plus pouvoir bouger. Il fallait passer… traverser… accueillir, comme on dit. Un jour, deux jours, une semaine, un mois… Deux mois… trois mois. Ma patience a des limites, mais cette plongée, avec le recul, fut nécessaire.</p>



<p>Dans ce tunnel, j’ai pu découvrir des éléments clés de mon histoire présente, mais aussi karmique.<br>Karmique, késako ? Un peu familier avec le thème en ayant travaillé avec Marie sur différents sujets, une vie du passé est remontée avec une valise bien lourde. Il y a là quelque chose que je qualifierais d’ignoble. Une sensation qui remonte à travers la chair, à travers l’âme tout entière. J’ai senti que quelqu’un touchait quelque chose que personne sur cette Terre, dans cet univers, n’aurait jamais dû toucher. Comme un viol au-delà du physique : c’était tout mon être qui était touché.</p>



<p>Se sentir sale, sali, détruit… pénétré… Je pleure, je hurle… tellement de haine… tellement de rage…<br>C’est bien joli tout ça, mais je fais quoi de ça maintenant ?<br>Aucune réponse. Et la sensation dans le corps ne disparaît pas.</p>



<p>Avoir la foi ? Mouais… tu parles. Vu ce que je traversais, je n’y arrivais pas. Je me sentais seul… seul dans tout ça.</p>



<p>Je plonge encore : notions de sacrifice, de magie, de possession, de contrat d’âme, de liens karmiques.<br>Ohlala, mais c’est quoi tout ça ? La machine est en route.</p>



<p>Le travail continue.<br>Les blessures remontent : un petit abandon, une bonne trahison — celle-là, je la connais bien… Oh, une belle injustice, une petite humiliation et, pour couronner le tout, un beau rejet. Je reviens à l’origine de tout. Chaque blessure que j’ai traversée jusqu’ici je suis dans leurs origines. Le karma prend tout un autre sens pour moi. Je comprends qu’il est une clé de libération dans ma guérison. La racine de mes maux. C’est comme si le passé revenait au présent et que chaque évènement présent en prenant une décision différente de mes choix passé me permette de me libérer et de me rapprocher un peu plus de mon essence à chaque fois.</p>



<p>Alors Je chemine en en m’enfonçant encore plus au quotidien… Dans le concret, je me sens mal dans le corps, nausée, je vomis parfois, tremblement, insomnie, le mental qui tourne à 100000, insécurité, crise de violence, hypersensibilité, isolement social…. Je n’arrive plus à avoir confiance en qui que ce soit…. Je pars loin.</p>



<p>Je demande de l’aide à mes guides rien, à mon âme rien …, c’est juste voir, je veux que ça s’arrête… Rien … je ne hurle rien … Il y a une force qui pousse quelque chose au fond de moi. J’ai beau tout faire pour sortir de ce rouleau compresseur. Absolument rien. Ma coloc me dira plusieurs fois d’aller fois quelqu’un, mouais pas l’appel … alors je fais quoi, bah je continue.</p>



<p>Puis en cours de route, on s’appelle avec Marie, et on sentira qu’on doit se retrouver pour un week end … Suite à ce week end là je sens que je dois retourner en haute Savoie au printemps … Rire jaune je viens de déménager je repars…après 6 mois. Départ difficile, la coloc explose&#8230;c’est brutal pour elle, pour moi. Je dois me positionner fortement, poser des limites pour pas me faire manger tout cru. Me grandir et dire NON je suis la voie de mon cœur. Personne ne peut dire ce que je dois faire quand je sais qu’au fond de moi c’est la direction que je veux prendre. Le cœur&nbsp;!!! jusqu’ici je ne me positionnais pas à cette hauteur, je reculais face à l’autre sa colère…ses jugements, ses projections, par peur de blesser, d’être rejeter.&nbsp; Je sens que j’ai plus peur d’affirmer quelque part qui je suis, et mes aspirations profondes qu’importe si ça dérange, qu’importe si sa bouscule. Le cœur est juste. Un enseignement fort … Je vois un petit progrès même si ça ne vaut pas tous les jours passés sous l’eau … C’est un début dirons-nous.</p>



<p>Haute Savoie me voilà, mon meilleur ami avec sa compagne m’accueille à bras ouvert. Et m’offre la possibilité de vivre au-dessus de chez eux dans un gite en haut de la montagne. Qui dit mieux&nbsp;? J’enchaine en trouvant un petit job à mi-temps… tout en continuant le processus … oui oui oui, ça ne s’arrête toujours pas. En joie de revenir dans les montagnes je déchanterais très vite… Toujours en train de traverser des couches de blessures qui me font sentir dans une haine permanente, de violence pour l’extérieur ou encore pour moi-même. Un jour j’étais dans une vague si forte que je me suis mis à casser des choses autour de moi… Une première, moi qui suis d’une nature pacifique qui n’est jamais vraiment exprimé de la violence envers l’extérieur, je me suis mis à caser, brisé de la vaisselle, déchirer mes dessins et j’en passe. J’arrive à cette part de moi sombre que je ne connaissais pas et qui ne sort pas ce biais de la destruction. Je ne me reconnais pas, je pleure, je me brise, je descends encore … Fatigué, dépassé par ce qu’il se passe …</p>



<p>Une amie me parlera d’un chamane avec lequel elle a travaillé… Et la venue de nulle part, un appel. En 5 ans depuis la jungle je n’ai eu aucun appel pour consulter qui que se soit. Je suis de suite cet élan. Un premier appel, je me sens entendu, il me propose de travailler avec lui pour le début de l’été avec les plantes maitresses… je ne sais pas, je suis tellement mal, tellement sensible à ce moment puis je travaille, je ne suis pas prêt pour faire une diète avant/après… merde je ne pourrais pas … Bon je laisse le temps de voir ce qui se passe. Puis je le rappelle et nous convenons un rendez-vous, octobre … c’est loin mais au moins quelques m’attend en amont, et il est là. Enfin quelqu’un qui je sens est capable de m’encadrer et me guider un peu face à tout ce que je traverse. Il ne sera pas surpris de mon état ni de me mon histoire. Le chemin … Le travail des ombres. Au cœur de tout ça. Les semaines passent je trouve plus ou moins un équilibre dans mes journées entre le boulot et le processus qui ne me lâche pas. Je ne vois presque personne hormis les deux amis qui m’accueille. Merci à eux, ça me connecte à l’humanité et passer quelques petits moments plus légers.</p>



<p>Et là un après-midi… Je suis en pleine sieste j’entends toquer en bas. Je descends… Un ami commun vient me rendre visite, il tombe dans mes bras en pleur. Ah, ok, bon bah vas-y pleure, je ne comprends pas trop, j’accueille … Il se recul et là, il m’explique que mon meilleur pote est mort. Hein&nbsp;? quoi&nbsp;? Nah arrête c’est faux. Il me regarde, nah il est mort c’est vrai, il pleure. Et là je tilte, Et la …. Mon cerveau fait un bon. Mon corps avec. Je vois la compagne en pleure. Etat de choc. Je rejoins mon amie, la prends dans les bras, elle pleure, je hurle en pleure. Et tout s’accélère, les parents sont au courant ? Non&nbsp;! c’est parti…LE TSUNAMI commence…. Marie rapplique le soir même en urgence…. Dégringolade aussi pour elle. On se retrouvera pendant les 12 jours suivants à gérer le décès de mon Pote, mon frère. Je vous laisse imaginer. Je ne vais pas rentrer dans les détails … j’ai tenu la barre du bateau avec Marie pour aider à gérer la situation auprès de la famille, et toutes les personnes présentent. C’était comme gérer une retraite chamanique en 10 fois pire, écraser par les énergies de tout le monde à traiter une tristesse si profonde ou encore une rage… Le travail du passeur d’âme à pris toute son ampleur la … Manquer plus que ça … Merci la vie. Et malgré les vagues, je tiens, je ne bouge pas, je ne sombre pas … ah c’est nouveau ça, malgré une fatigue extrême, le fait d’être secoué intensément, je tiens…</p>



<p>Marie décidera de rester à mes côtés le temps que je remonte la pente… tu parles … Mon processus reprend de plus belle, j’enchaine des crises de violences, traverses de la haine, des profondes tristesses. Envie de mourir… d’en finir. Plus envie de continuer. D’enchainer tout ça, mais par pitié donner moi un espace ou je puisse me déposer tranquillement. NON&nbsp;!!! Ya toujours cette force qui me pousse en moi. A chaque fois je tombe à chaque fois je me relevé. C’est dingue, j’ai toujours cette force en moi et cette détermination, ce courage qui reviennent. Et j’enchainerais toute la fin de l’été entre ces noirceurs et mon boulot…</p>



<p>Un jour avec Marie on se posera pour savoir un peu notre suite et tiens une petite guidance, un élan qui nous fait comprendre à tout les deux, que nous souhaitons vivre de nouveau ensemble… ah&nbsp;?! Elle sent la Drome&nbsp;? je pleure intérieurement, putain encore un déménagement… On se quittera quand même sur cet élan, je dois terminer mon contrat de travail et me préparer pour recevoir les plantes sacrées…</p>



<p>Fin de l’été je suis en panique, impossible de me sentir en sécurité, de me poser, me mettre dans la diète me paraît impossible à tenir. Encore tous ces efforts … Mais stop … Heureusement une amie qui travaille avec plantes me sécurise et me calme un peu pour m’aider à me préparer au mieux. 15 Jours de préparation, je veux me donner le mieux. Ça fait longtemps, je n’ai rien repris depuis la jungle, je ne cache pas mon appréhension … Départ imminent… Compte à rebours lancée … Tic-tac …</p>



<p>Et me voilà entrain de reprendre la plante. Le gout ne m’avait pas vraiment manqué. Mais pour être honnête c’était de loin la meilleure. Ahah. C’est parti. Une belle intention de faire la paix avec tout ce qui s’est passé, de me retrouver avec mon âme, dans sa lumière et son amour… L’intention était vraiment là, à non non, je ne suis pas allé par la … Noir, noir, noir. C’est virulent … ça vient chercher des trucs tellement profonds sans y mettre de compréhension, des densités à me plaquer au sol. Mon dieu qu’ai-je fait&nbsp;? &nbsp;Et là on arrive au point culminant, je me sens sales, mon sang Sali, je sens de nouveau cette sensation de viol dans tout mon être. Le chamane me dit vol d’âme. On travaillera tous les deux intensément pour sortir ce qui avait besoin d’être sortie et remettre ce qu’on m’avait volé. Coucher au sol. Marc K.O. Je finirais en mode essoreuse pour sortir le plus de choses de moi… ombres, énergies, entités … 5.00 du matin, j’étais cuis. Le chamane m’a dit que le travail a été fait. Fini le viol, finit le vol d’âme qu’à partir de maintenant les choses iraient beaucoup mieux. Le lendemain, j’étais perdu, c’est comme si tout ce que j’avais entrepris depuis ces 5 dernières années avaient sombrées… Je ne savais plus quoi faire. PERDU, confus, triste, fatigué. C’est comme si on venait de faire un strike en moi et que j’avais plus de quille à jouer…</p>



<p>Repos du guerrier, je décide de pas me lâcher. Des fois je me dis sérieux je mérite mes plumes de guerrier… car au vu de l’intensité dans laquelle je me retrouve dans laquelle je me relevé encore et encore et que je suis toujours là. Je me félicité de tenir, de ma détermination, de mon courage, de la force à revenir dans le pardon a chaque fois, de revenir dans l’amour, de rien lâcher, et de croire jusqu’au bout que je vais finir par sortir de ça … et effectivement, ce vol d’âme était directement lié à mon plexus solaire, cœur de la foi… de ma foi… Il y a quelque chose qui bouge ici … c’est comme si cette foi qui osciller depuis toute ces années se déposer peu à peu. Elle ne bouge plus elle devient plus solide ancrée. La foi&nbsp;!!!! c’est un premier pas, un gros virage qui s’amorce…</p>
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		<title>Mon chemin de vie</title>
		<link>https://eloah-eveil.fr/mon-histoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[MZ Studio]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 15:54:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mon enfance, je l’ai vécue dans un joli cocon, avec mon petit frère et mes parents. Entre un papa artisan et une maman au foyer, je n’ai manqué de rien. La première partie de ma vie était un havre de douceur et d’amour. Bien sûr, il y avait les petits tracas du quotidien, mais dans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Mon enfance, je l’ai vécue dans un joli cocon, avec mon petit frère et mes parents. Entre un papa artisan et une maman au foyer, je n’ai manqué de rien. La première partie de ma vie était un havre de douceur et d’amour. Bien sûr, il y avait les petits tracas du quotidien, mais dans l’ensemble, jusqu’à mes 10 ans, tout se passait pour le mieux. De nature joyeuse et souriante, j’évoluais dans mon monde, très proche de ma mère.</p>



<p>Mais cette période a pris fin brutalement avec mon entrée au collège. Ma mère a décidé de me changer d’établissement. Je suis passé alors d’une petite école privée (bisounours) à un collège en zone ZEP (zone à éducation prioritaire). La transition a été brutale. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait : perte de mes amis, de mes repères et une sensation d’avoir été trahi par ma mère. Qu’est-ce que je faisais ici ? Pourquoi ? Elle me répondra à plusieurs reprises que j’avais besoin de m’endurcir… Très vite, j’ai été confronté à de la violence verbale, puis physique. Le choc était immense. À partir de ce moment, je me suis replié sur moi-même, prenant peu à peu mes distances avec le refuge familial, un début de perte de confiance. Je n’exprimais pas vraiment ce qui se passait, je recevais des coups et des insultes à répétitions.  Peu à peu une distance s’est formée entre ma mère et moi.</p>



<p>Les années ont passé, et une sorte de coquille s’est formée autour de moi. Je me sentais mal dans mon corps, hypersensible par rapport aux autres. Je savais que j’étais différent, mais je n’arrivais pas à mettre de mots dessus.</p>



<p>Sans savoir pourquoi, je rencontrais des personnes issues de divers milieux qui se confiaient à moi. Je fus alors confronté aux choses de la vie dont on ne parlait pas dans mon cocon : alcoolisme, abus, attouchement, viol, inceste ou encore le suicide. Je ne portais pas de jugements, j’écoutais simplement et j&rsquo;étais un soutien. Je recevais sans vraiment exprimer ce qu’il se passait en moi.<br>Jusqu’au lycée, j’étais de nature calme, obéissant, et je faisais tout pour ne pas causer de problèmes. Mais cette attitude me pesait. J’ai commencé à dire non, à refuser certaines choses. Peu à peu, j’ai rejeté en bloc l’éducation parentale. Un gouffre s’est creusé entre ma famille et moi. Il avait cette rage en moi, cette tristesse si forte de me sentir différent des autres. Encore plus mal dans ma peau je m’accrochais au peu que je pouvais pour avancer. C’est à cette époque que j’ai commencé à sortir davantage, à boire, à fumer, et à passer plus de temps avec mes amis qu’à travailler. L’échec de mon bac a marqué un tournant : une chute royale, une humiliation qui a alourdi la situation. L’envie de disparaître a commencé à m’effleurer l’esprit. Je m’enfermais dans un isolement protecteur, et mes relations avec mes parents se détérioraient surtout avec mon père. C’est à cette période que j’ai commencé à me dresser contre lui, lui exprimant que je ne souhaitais plus de son argent mais passer du temps avec lui, chose qu’il n&rsquo;a jamais comprise.</p>



<p>Finalement, diplôme en poche, j’ai tenté la fac. Mais dès les six premiers mois, j’ai compris que je n’étais pas à ma place. Je me sentais perdu, sans objectif clair. J’ai alors enchaîné des petits boulots en intérim, avec un but en tête : économiser pour réaliser un projet qui me tenait à cœur : un voyage au Pérou. Quelques mois plus tard, je partais avec mon sac à dos pour un mois. Ce voyage a été une bouffée d’air : rencontrer des gens de tous horizons, découvrir de nouvelles cultures, et explorer différentes facettes de moi-même. J’ai découvert que j’avais une véritable capacité d’adaptation et que je pouvais exceller dans ce que j’entreprenais.</p>



<p>Malgré tout, je commençais à trouver un équilibre, mais cette dynamique a été perturbée lorsque la pression familiale est revenue. Mes parents insistaient : <em>Marc, fais des études…</em>&nbsp;Pour leur faire plaisir et me prouver quelque chose, j’ai entamé un diplôme par correspondance dans le tourisme. Peu après, j’ai pris une décision importante : partir dans les Alpes pour faire mon apprentissage. C’était un véritable tournant. À 21 ans, je quittais le cocon familial.</p>



<p>Je me suis retrouvé dans la montagne pour ma première saison dans un village vacances. Cette expérience a été révélatrice : j’ai découvert une véritable passion pour travailler avec les enfants. Ni une ni deux, je suis retourné chez mes parents pour passer le BAFA et obtenir mon diplôme d’animateur. Dès que ce fut fait, je suis reparti pour faire d’autres saisons. J’ai ensuite poursuivi ma formation avec un diplôme professionnel dans l’animation.</p>



<p>Pendant cette période, je me suis pleinement investi dans un métier qui me passionnait. Être en contact avec les enfants me permettait de réunir tout ce que j’aimais : la nature, les activités créatives, le sport, et la transmission de savoirs. Mes études m’ont également donné l’opportunité de voyager tous les six mois à travers différentes régions de France. Durant ces années je me suis focalisé sur le travail, en réprimant ma sensibilité et vulnérabilité pour paraitre comme tout le monde. Je ne voulais plus entendre ce fameux « Marc tu es trop sensible, tu pleures trop pour un rien » Alors j’ai pris sur moi et exprimé encore moins mes émotions.</p>



<p>Puis, peu à peu, une nouvelle idée a germé : partir à l’étranger. Après trois ans d’économies, à 27 ans, j’ai décidé de m’envoler pour un an en Australie avec un ami. C’était un véritable rendez-vous en terre inconnue. J’avais soif d’aventure, d’aider en faisant du volontariat, et surtout de décrocher de ma vie actuelle.</p>



<p>Un rêve devenu concret. Avec une voiture, nous avons commencé à voyager à travers les routes australiennes. Malheureusement, cette promiscuité a vite révélé des tensions. Au fil des semaines, mon ami m’a reproché mon comportement : il trouvait que je riais trop, que je posais trop de questions, et que je créais trop de proximité avec les gens. Ce dernier point, en particulier, semblait le déranger : les gens se confiaient spontanément à moi, partageant leurs émotions, parfois jusqu’aux larmes. Cela, semble-t-il, créait un malaise. À force de critiques, la situation est devenue insoutenable. Finalement, je suis parti seul, avec une appréhension grandissante.</p>



<p>Le vent m’a porté jusqu’en Tasmanie, où je voulais absolument faire du volontariat dans une ferme. Je me suis retrouvé dans une exploitation biologique de cochons. Pourtant, même dans cet environnement apaisant, je me sentais perdu. Qui étais-je, si je devais cesser de rire spontanément ? Qui étais-je, si je devais arrêter de poser des questions ou de montrer ma sensibilité aux autres ? Pendant des mois, je me suis interrogé sur moi-même, sur ce que j’étais prêt à préserver ou à abandonner.</p>



<p>Petit à petit, j’ai retrouvé confiance en moi, et dans cette ferme, je me suis fixé une limite claire : plus jamais personne ne me ferait douter de ces parts essentielles de ma personnalité. <em>Rire comme un enfant ?</em>&nbsp;Oui, et alors ? Cela ne fait de mal à personne. <em>Poser des questions ?</em>&nbsp;C’est ainsi que j’apprends, évolue et comprends le monde. <em>Être sensible, vulnérable ?</em>&nbsp;C’est ce qui me permet de toucher les autres, de créer des connexions sincères. Cette vulnérabilité est une force, une richesse que je ne laisserai plus personne m’enlever.</p>



<p>Retrouver cet élan intérieur a été un tournant. La ferme m’a permis de me recentrer, de me ressourcer au contact des animaux, de la nature et de personnes venues des quatre coins du monde. C’était comme un vaste terrain de jeu où je pouvais explorer, apprendre, et être moi-même sans la moindre pression extérieure. Je me sentais enfin libre.</p>



<p>Poussé par cette nouvelle énergie, j’ai décidé de poursuivre l’aventure. Cette fois, direction la Nouvelle-Zélande. Et pourquoi pas à vélo ? Je me suis mis à suivre mes inspirations du moment : un volontariat par-ci, une rencontre par-là… Je laissais le vent et mon cœur guider mes pas.</p>



<p>Initialement, je devais revenir après un an, mais la magie de la route a eu raison de mes projets. L’excitation de découvrir chaque jour quelque chose de nouveau était trop forte. J’ai continué mon périple à travers l’Indonésie, la Malaisie, et enfin l’Inde.</p>



<p>C’est en Inde que quelque chose de profond a changé en moi. Lors d’un volontariat dans un bidonville, j&rsquo;ai été confronté à une misère humaine insoutenable : des enfants très jeunes, sans vêtements, livrés à eux-mêmes, fouillaient dans des poubelles pour trouver de quoi manger. Mon ami indien m’a simplement dit : <em>“Voilà ce que signifie ne rien avoir : pas de famille, pas de toit, pas de nourriture.”</em></p>



<p>Cette scène m’a bouleversé. Une réflexion s’est imposée dans mon esprit : <em>Moi, Marc, j’ose parfois me plaindre… Je suis au sommet de la pyramide. Je suis un homme blanc, éduqué, en bonne santé, avec de l’argent, des amis, une famille. J’ai tout.</em>&nbsp;À cet instant précis, j’ai pris une décision : jamais je ne reviendrai à une vie ordinaire, enfermée dans un métro-boulot-dodo. Non, je voulais utiliser ce que j’avais pour aider, donner, et apporter ma contribution au monde.</p>



<p>Cette prise de conscience m’a conduit au Népal, où j’ai enseigné l’anglais dans une école nichée au cœur de l’Himalaya. Suite à cette magnifique expérience j&rsquo;ai décidé d’aller marcher seul dans les montagnes Himalayennes. Cette aventure solitaire sera l’une des plus riches de mon voyage. J’ai touché ici quelque chose de nouveau… Une force…Une confiance en qui j’étais.</p>



<p>&nbsp;Puis, après deux ans de voyage, je suis rentré en France pour une courte visite. Mais les choses n’avaient pas vraiment changé ici. Je constatais surtout une distance entre ma famille, mes amis, et moi. C’était comme si j’avais été propulsé sur une autre planète.</p>



<p>Animé par l’envie d’apprendre une nouvelle langue, je suis reparti aussitôt, direction le Guatemala pour trois mois. Là, j’ai appris l’espagnol, avant de me diriger vers le Chili, poussé par une intuition. En chemin, un vide intérieur a commencé à se faire sentir. Sans vraiment comprendre cette sensation, j’ai continué à suivre le fil de mes aventures.</p>



<p>Au Chili, un projet dans le sud du pays a attiré mon attention. J’ai envoyé une candidature, presque par curiosité. Contre toute attente, on m’a proposé de gérer une cuisine dans un centre holistique en pleine création. Je me suis laissé porter par le vent.</p>



<p>C’est là, dans cet endroit unique, entouré de 40 volontaires venus du monde entier, que j’ai trouvé un sens profond à ma vie. Ce centre réunissait permaculture, yoga, méditation, art, cercles de partage, retraites silencieuses, danse, massages, communication non violente. Un véritable creuset d’apprentissages et de transformations.</p>



<p>Une rencontre marquante avec un chaman Shipibo et une cérémonie d’ayahuasca ont ouvert un nouveau chapitre dans ma vie. Pour la première fois, j’ai ressenti pleinement mon âme et une connexion spirituelle profonde. Cette expérience a changé ma perception de moi-même et de mon chemin, marquant mon entrée dans le monde du chamanisme et ancrant davantage ma volonté de vivre en harmonie avec mon être intérieur et les autres. Je ne le savais pas encore, mais cette expérience allait changer ma vie.</p>



<p>Quelques mois plus tard, je quittais la communauté pour me rendre au Pérou. Malheureusement, mon compagnon de route du moment s’est donné la mort. Ce fut littéralement une descente en enfer. La déchirure fut brutale, et je me suis senti écrasé par la violence des émotions. Malgré tout, j’ai pris la décision de gérer la situation. Je suis rentré en France pour accompagner sa famille lors des obsèques.</p>



<p>Face à l’ampleur du trauma, il m’est vite apparu qu’il était essentiel de prendre soin de moi-même, de ne pas me laisser submerger par cet événement. Quelques mois plus tard, je reprenais la route vers le Pérou. Cependant, je me sentais complètement bloqué, tétanisé par ce qui se passait en moi. Incapable d’avancer, j’ai décidé de retourner dans cette communauté pour chercher à guérir.</p>



<p>Je me suis placé en isolement, me préparant à recevoir de nouveau l’ayahuasca. Ce fut, sans aucun doute, l’une des plus belles guérisons de ma vie. Deux nuits plus tard, mon cœur s’ouvrait à nouveau à la vie. Un profond sentiment d’amour et de sérénité m’envahissait. J’ai pu cette nuit-là dire au revoir et terminer mon deuil. Il était temps de me relever.</p>



<p>Je resterai presque 3 ans dans cette communauté. Greg le gérant m’a pris littéralement sous son aile et m’a aidé à grandir. Ici j’ai commencé mon processus de guérison, je me souviens qu’après une session de respiration holotropique j’ai pleuré durant un mois tous les jours sans vraiment comprendre, il fallait que ça sorte. Et avec l’aide de Greg j’ai commencé à partager ce que je savais, à animer des cours de communication, de méditation, de tantrisme, de danse, d’art … je partageais tout ce que j’avais pu apprendre dans ma vie.  En enseignant tu apprendras tout autant me disait Greg. J’ai commencé à me retrouver, durant 3 ans j’ai pu me reconnecter à qui j’étais…. J’étais à deux doigts d’avoir le visa pour vivre dans ce projet. Malheureusement je suis tombé malade. Après une batterie de tests sur place et sans résultat probant, j&rsquo;ai senti, malgré une énorme tristesse, que je devais retourner en France.</p>



<p>Après six ans de voyage transformateur autour du monde, je suis revenu chez mes parents, brisé physiquement et moralement. Ce retour à la case départ fut difficile. Les douleurs qui me paralysaient m’empêchaient de marcher normalement, et malgré de nombreux tests médicaux, aucun spécialiste n’a pu identifier leur origine. Perdu, je me suis retrouvé confronté à la pression familiale de « retrouver un travail rapidement », ce qui n’a fait qu’intensifier mon sentiment de déconnexion totale avec la société et ceux qui m’entouraient. Mes proches semblaient étrangers, et je me sentais désespérément seul face à mon existence et aux questions écrasantes : « Que faire de ma vie ? »</p>



<p>Je suis tombé en dépression. Je cherchais des formations pour tenter de me reconstruire, mais rien ne résonnait en moi. Une nuit, alors que je m’apprêtais à dormir, j’ai ressenti un appel, une intuition puissante : je devais faire un rituel pour me connecter à l’invisible. &nbsp;Je résistais à l’idée, mais cet appel était si fort que je n’ai pas pu l’ignorer.</p>



<p>Pendant ce rituel, j’ai senti la présence de mes ancêtres et entendu un message limpide : <strong>« Tu es chamane. Tu nous parles, à nous, les esprits. »</strong> À cet instant, une lumière dorée m’a traversé, et j’ai ressenti une certitude absolue : <strong>je savais quelle était ma voie.</strong></p>



<p>Le lendemain, j’ai contacté le chaman avec qui j’avais travaillé précédemment. Sans surprise, il m’a répondu : <strong>« Je sais, je t’attends dans la jungle pour commencer ton apprentissage. »</strong>&nbsp;Tout s’est alors aligné. L’univers semblait soutenir ce nouvel élan : quelques semaines plus tard, j’ai trouvé un appartement, un emploi saisonnier, ce qui m’a permis de financer mon projet malgré la réticence de mes parents. Mon père, en particulier, a refusé de me parler pendant des mois, incapable de comprendre mon choix.</p>



<p>Un an plus tard, malgré les obstacles liés à la pandémie, je suis parti dans la jungle, porté par cet appel intérieur irrépressible. Ce n’était plus un simple choix, mais une évidence qui dépassait ma compréhension. J’avais trouvé ma direction, une mission qui donnait enfin un sens à ma vie.</p>



<p>La jungle a marqué une étape cruciale de ma vie, intense et transformatrice. Arrivée sur le sol péruvien, la maladie que j&rsquo;avais a disparu. Isolé dans une petite case traditionnelle au cœur d&rsquo;une tribu Shipibo, j&rsquo;ai débuté mon apprentissage chamanique par les diètes de plantes. Ces dernières m&rsquo;ont confrontée à mes illusions et mes peurs, jusqu&rsquo;à ce que je décide de cesser de fuir et d&rsquo;écouter véritablement leur enseignement. Peu à peu, elles m&rsquo;ont guidée, révélant la présence spirituelle de mon grand-père, dont l&rsquo;influence avait tracé mon chemin. À chaque étape, les plantes m&rsquo;interrogeaient sur ma vocation : pourquoi vouloir devenir chamane ? Avec sincérité, je répondais que je souhaitais, si j&rsquo;en avais la force, d’aider l&rsquo;humanité à s&rsquo;éveiller. Ce premier séjour, initialement prévu pour deux mois, s&rsquo;est finalement étendu à six, durant lesquels j&rsquo;ai appris à me guérir et à soigner.</p>



<p>À mon retour en France, l&rsquo;adaptation fut difficile : hypersensibilité, mal-être physique et psychique, et un manque d&rsquo;encadrement. Malgré ces défis, je me suis relevée, entreprenant un séminaire au tambour qui m&rsquo;a reconnectée avec mes guides. Ceux-ci m&rsquo;ont encouragée à leur faire confiance directement, plutôt que de chercher un mentor humain.</p>



<p>&nbsp;Cette période a marqué le début d’une immersion totale dans l’invisible. J’ai appris que la guérison n’est pas une ligne droite, mais un chemin sinueux, imprévisible et exigeant. Mon quotidien a alors basculé du jour au lendemain : plus de viande, plus de sucre, plus d’alcool, plus de tabac, plus de relations sexuelles, plus de musique, plus de soirées. Et surtout, beaucoup d’isolement. Plus rien. Une véritable douche froide. Au début, j’ai énormément résisté. Chaque changement me semblait une lutte, un renoncement trop lourd. Mais peu à peu, j’ai compris que pour grandir, il était nécessaire de lâcher certaines choses. J’ai découvert à quel point il est difficile de se détacher de nos habitudes, de nos constructions mentales, et d’avoir la foi – foi en son cœur, en son âme, en ses guides, et en son chemin.</p>



<p>À travers ce parcours initiatique, j’ai continué à apprendre, à grandir, et à trouver peu à peu ma place. En chemin, j’ai également commencé à aider les autres, à partager ce que j’avais appris dans cette quête de guérison et de transformation.</p>



<p>Puis j&rsquo;ai perdu mon logement de façon soudaine. Mes guides m&rsquo;ont incité à lâcher prise et à avoir foi en la vie. Ce saut dans l&rsquo;inconnu a miraculeusement débouché sur de nouvelles opportunités. Peu après, j&rsquo;ai eu une vision prémonitoire d&rsquo;une rencontre avec une âme spéciale. Deux semaines plus tard, je croisais Marie, et nous comprîmes rapidement que nos chemins devaient s&rsquo;unir. Durant tout mon parcours, les plantes m&rsquo;ont enseigné, les esprits de mes ancêtres également. Mais avec Marie, nous avons été guidés à nous reconnecter à quelque chose de plus ancien, quelque chose d&rsquo;oublié et perdu, qui nous appartenait respectivement. Nous avons été guidés à découvrir une « médecine des étoiles », une pratique sacrée et spirituelle qui a profondément transformé nos vies. C&rsquo;était comme retrouver une part manquante, reconnecter à des racines bien plus profondes. À la suite de cette expérience, j&rsquo;ai ressenti le besoin de me séparer de mon tambour, une sensation de ne plus être alignée avec lui. Je sentais désormais que je n&rsquo;avais plus besoin des plantes ni du tambour pour être en contact avec l&rsquo;invisible, ma voix me suffisait. Avec Marie, j&rsquo;ai entamé un processus de guérison intense, notamment en reconnectant avec mon masculin sacré, longtemps enfoui. À travers nos soins communs, j&rsquo;ai reconnecté avec mes vies passées, et pendant plus d&rsquo;un an, j&rsquo;ai commencé à guérir mes karmas et les événements de cette vie-là. J&rsquo;ai appris à trouver un équilibre entre mes énergies féminines et masculines, à développer confiance et estime de moi, et à devenir pleinement responsable de ma vie.</p>



<p>Nous avons déployé nos ailes ensemble, commencé à soigner à deux, et nous avons organisé des cercles de soins et des retraites chamaniques. Ce passage avec Marie fut d&rsquo;une extrême intensité, nous étions plongées dans l&rsquo;invisible non-stop. Beaucoup m&rsquo;ont conseillé de couper, de prendre du recul par rapport au chamanisme, car je m&rsquo;enfonçais de plus en plus dans mes noirceurs. Je ne me reconnaissais plus, je me sentais coupée du monde, de ma famille, de mes amis. Seul comptait cet élan de l&rsquo;âme. Plusieurs fois, j&rsquo;ai essayé de m&rsquo;éloigner de ce chemin, de résister. En vain, quelque chose de plus grand que moi me poussait à suivre ce chemin sinueux, sans jamais m&rsquo;arrêter. J&rsquo;ai appris petit à petit à avoir confiance en mon âme, malgré la difficulté, et à développer une foi encore plus forte. C&rsquo;est cela mon chemin !</p>



<p>Après un an et demi de cheminement côte à côte, Marie a suivi son propre appel, s&rsquo;installant dans le sud de la France. Quant à moi, je sentais que ma destinée m&rsquo;attendait en Ardèche, même sans en connaître les détails. Partir ailleurs fût une décision difficile. Il m’a fallu plusieurs années pour retrouver un semblant d’équilibre, un « chez moi » et je devais quitter tout de nouveau, mes amis, mon travail, ma maison… Encore une fois&#8230;Porté par la foi en mon âme, j&rsquo;ai une nouvelle fois plongé dans l&rsquo;inconnu de la vie, prêt à accueillir les prochains enseignements et à continuer à déployer mes ailes.</p>
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